Réponses à quelques questions sur les épreuves orales de langues vivantes au baccalauréat d'enseignement général

Plusieurs questions sont régulièrement posées autour des épreuves orales du baccalauréat depuis la mise en place des nouvelles modalités figurant dans le BO du 7 juin 2001. Pour plus de clarté et afin de permettre à chaque professeur de préparer ses élèves dans les meilleures conditions, voici quelques réponses à des questions qui peuvent se poser aux examinateurs que vous êtes.

Question 1 Pour quelle(s) série(s) y a-t-il une épreuve orale ? L'épreuve orale porte-t-elle sur un ou deux documents ?

Les réponses à ces questions se trouvent dans le tableau suivant.


LES ÉPREUVES DANS LES DIFFÉRENTES SÉRIES

 

LE NOMBRE DE DOCUMENTS ET LEUR TRAITEMENT

  Epreuve de Spécialité pour les séries suivantes :

  • - en complément L LV1 (20 pages)

  • - en complément L LV2 (20 pages)

  • - en complément ES LV1 (20 pages)

  • - en complément ES LV2 (20 pages, coef 5, durée 30 mn)

 
DEUX parties sur DEUX documents distincts :

  • sur document étudié en classe
       - présentation par le candidat (prise de parole en continu)
       - entretien avec l'examinateur (prise de parole sous forme dialoguée)
     

  • sur document non étudié en classe
       entretien avec l'examinateur

 

 
  ÉPREUVE ES LV2
(15 pages)

  ÉPREUVE DE SPÉCIALITÉ en complément L LV3 (15 pages)

  ÉPREUVE DE CONTRÔLE TOUTES SÉRIES d'enseignement général
  (20   pages si l'épreuve correspond à la LV 1, 15 pages si l'épreuve
   correspond à la LV2)

  DEUX parties sur UN SEUL document étudié en classe :

  1.    présentation par le candidat (prise de parole en continu)

  2.    entretien avec l'examinateur (prise de parole sous forme dialoguée)

 

 

Question 2 : L'examinateur doit-il proposer un document inconnu au candidat lors de l'épreuve orale ?

Oui, pour toute épreuve de spécialité (sauf pour L LV3).

 

Question 3, : Qu'évalue-t-on lors de l'épreuve orale ne portant que sur un document (LV2 et épreuve de contrôle, épreuve de spécialité exclue) ?

Le BO du 7 juin 2001 définit l'épreuve de la manière suivante : « Après avoir présenté le texte ou le document choisi par l'examinateur dans la liste, le candidat doit faire la preuve de son aptitude à réagir spontanément au cours d'un entretien avec l'examinateur qui s'organise à partir du texte ou du document présenté. »

L'épreuve orale comprend donc deux phases :

La première phase a pour but d'évaluer la capacité du candidat à prendre la parole en continu lors d'une activité de compte rendu. On attend du candidat une production :

 La deuxième phase vise à évaluer l'aptitude du candidat à intervenir de manière la plus authentique qui soit dans un entretien avec l'examinateur. Il s'agit d'évaluer la prise de parole sous forme dialoguée.

 Il n'est pas demandé au candidat de faire un commentaire composé du texte étudié en classe. Tout au plus attend-on de lui qu'il indique à la fin de sa présentation quelques pistes de réflexion, lesquelles serviront alors de points d'appui pour l'entretien et pourront donner lieu à un éventuel approfondissement amené par étapes successives par les questions, remarques et sollicitations de l'examinateur.

On rappellera ici le double rôle de l'examinateur qui est à la fois évaluateur et interlocuteur du candidat et qui doit à ce titre s'attacher à faire vivre l'entretien.

Ce qui vient d'être dit a des répercussions directes sur la préparation pendant l'année. Il est évident qu'il ne s'agit pas pour chaque texte étudié en classe de procéder à un commentaire de type universitaire, dûment transcrit dans le cahier de l'élève. Si le commentaire est en réalité largement élaboré par le professeur lui-même, il n'a, au mieux, qu'une vertu d'exemple et ne contribue pas au développement des compétences langagières attendues de l'élève-candidat. Qui plus est, aller jusqu'au commentaire exhaustif est consommateur de temps. Il est dès lors plus pertinent et plus efficace d'amener l'élève à « interroger » le texte, à identifier les questions posées par ce dernier sans nécessairement apporter de réponses longuement développées. À un approfondissement qui ne sera pas demandé pour l'épreuve orale de l'examen, on préférera au final une exposition plus intensive à des documents authentiques et variés dans la langue cible.

 

Question 4, : Qu'évalue-t-on lors de l'épreuve orale de spécialité ?

Même réponse qu'à la question précédente.

En anglais, lorsque l'interrogation porte sur une oeuvre figurant au programme, la présentation demandée au candidat concerne un extrait précis de cette oeuvre, alors que l'entretien doit impérativement concerner la globalité de l'oeuvre.

Pour toutes les autres langues, nous rappelons qu'il n'y a pas de liste d'oeuvres au programme.

 
Question 5:
Qu'évalue-t-on quand une partie de l'interrogation porte sur un document inconnu ?

Cette partie consiste en un entretien pour l'essentiel. On évalue donc la capacité du candidat à soutenir l'entretien avec l'examinateur. Certes on attend du candidat une compréhension minimale du document - faute de quoi l'entretien ne peut avoir lieu - mais l'évaluation ne doit pas porter sur la compréhension approfondie du support. Elle porte sur l'aptitude du candidat à comprendre les sollicitations de l'examinateur et à y répondre de manière pertinente.

 
Question 6
: L'examinateur peut-il intervenir quand le candidat présente le document support de l'interrogation ?

Oui si au bout d'une et à deux minutes, il se confirme que le candidat récite un résumé appris par coeur. L'examinateur aura bien sûr pris soin de rappeler succinctement les consignes et les attentes avant le début de la préparation. Une fois encore, il convient de garder en mémoire que cette épreuve vise à évaluer la capacité du candidat à s'entretenir dans la langue cible.

 

Les IPR de langues vivantes