Une séquence globalement
positive, même si certains élèves (une partie d'entre eux provenant de BEP)
ont semblé la trouver difficile, allant même jusqu'à me dire qu'ils avaient
l'impression de "ne jamais avoir fait de français jusqu'à cette année".
J'ai effectivement, d'emblée, confronté les élèves aux exigences de l'EAF
en travaillant tout à la fois l'écrit (étude littéraire, dissertation) et
l'oral (à travers 2 simulations pour les textes 2 et 3 : Rousseau et Sarraute,
sans que j'aie eu, pour cela, besoin de "désigner des volontaires" !) Les
élèves ont ainsi immédiatement pris conscience de l'étendue des compétences
à acquérir et donc des efforts à fournir.
Le 1er cours, dans lequel
les élèves ont eu immédiatement à écrire leur propre début d'autobiographie
(avant d'avoir lu le corpus), a eu pour effet de les mettre en situation d'auteurs
et … en appétit pour les textes. J'ai été agréablement surprise de constater
qu'ils acceptaient tous de lire leur texte à la classe. Les "enquêtes
sur l'auteur" ont permis une première ouverture sur le biographique.
Les lectures cursives
reposaient sur les ressources du CDI et devaient déboucher sur la rédaction
- non notée - d'une fiche de " lectures buissonnières " (ci-jointe). L'absence
de notation (liée à la nécessité de figurer sur la liste d'oral et à l'envie
d'une lecture plaisir) a plutôt été bien perçue et l'un des élèves les plus
en difficulté a été celui qui a manifestement fait le plus d'efforts, ce qui
est encourageant.
L'exercice qui a engendré le plus de difficultés est la dissertation
: la première pour la plupart des élèves. Les résultats ont été très inégaux,
selon l'effort de réflexion et de composition fourni. Certains se sont "contentés"
de jeter quelques idées pêle-mêle, alors que d'autres ont manifestement profité
du temps de préparation (1 mois en comptant les vacances de la Toussaint)
pour relire leurs notes et les textes dont ils disposaient.
Pour finir, je trouve
que cette première séquence a permis d'aborder dans de bonnes conditions la
suivante sur la peine de mort et l'étude Des derniers jours d'un condamné
(Hugo), rendant les élèves plus sensibles au monologue intérieur
du narrateur.
Oeuvre reproduite : Le Scribe accroupi, Musée du Louvre, Paris.