en classe de seconde


Plaidoirie
(éléments de corrigé)

 

- Elle se situe obligatoirement à la fin du procès qui a pu durer plusieurs jours, après le réquisitoire du procureur (ou avocat général) qui n'a pu qu'être "sévère".

- Elle est fondée sur la défense des accusés et dans le respect de la personne de la victime : même si l'on sait que Camille n'est pas un être estimable, il est difficile d'entendre l'avocat dire qu'il "dégoûtait" Thérèse. Même si c'est un argument : tout est dans l'art de dire...

- La défense de Thérèse, qui est accusée de complicité de meurtre avec préméditation, pouvait se fonder sur 3 arguments :

1. Elle n'a pas tué : certes elle a pu évoquer cette possibilité, mais les mots ne sont que des mots, et ne sont rien face à la réalité : combien de gens n'avons-nous pas tués symboliquement ? D'ailleurs elle a été surprise par la décision de Laurent : cf. scène du meurtre, où elle est prise de peur et s'affole.
2. Elle est coupable d'adultère qui est le mobile du crime, mais Camille et sa mère ne l'ont-ils pas eux-mêmes tuée, en ignorant la vivacité de son tempérament, en l'étouffant dans cet univers médiocre et en faisant d'elle un être soumis à tous les caprices de Camille ? Laurent a réveillé en elle toute la vie, toutes ses sensations et ses pulsions ; mais cette vivacité longtemps réprimée est devenue fougue et violence.
3. Enfin, depuis la mort de Camille elle vit un véritable enfer : hallucinations, absence totale de désir pour Laurent (et peut-être aveu du meurtre ?).


Les procédés d'éloquence attendus :

 

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Œuvre reproduite : Le Scribe accroupi, Musée du Louvre, Paris.